Domaine Étienne Seignovert
Étienne Seignovert, un nouveau visage du Rhône Nord
Un retour aux sources dans la Vallée du Doux
Originaire de Saint-Barthélemy-le-Plain, en Ardèche, Étienne Seignovert ne vient pas directement du monde du vin. C’est notamment lors d’un passage en Nouvelle-Zélande que l’envie de devenir vigneron se précise, avant de se former à Beaune puis Montpellier et de passer par plusieurs domaines, notamment chez Yann Chave à Crozes-Hermitage et Peter Fischer au Château Revelette. Il revient finalement sur les terres familiales et s’installe au début des années 2020, dans la Vallée du Doux, à quelques kilomètres de Tournon-sur-Rhône. Son domaine se construit progressivement entre vignes en fermage, nouvelles plantations et achats de raisins auprès de vignerons qu’il connaît.
Des vignes d’altitude et une vraie envie de biodiversité
Une bonne partie du projet se joue sur les hauteurs ardéchoises, avec des parcelles situées autour de 400 à 500 mètres d’altitude, souvent exposées au nord et plantées sur des sols granitiques. Étienne travaille notamment la Syrah, le Gamay et la Marsanne, tout en allant chercher d’autres cépages lorsqu’ils ont du sens dans ses assemblages. Mais son idée dépasse largement la vigne : il veut construire une ferme tournée vers la polyculture et l’agroforesterie, en réintroduisant arbres fruitiers, animaux et végétation spontanée pour retrouver davantage d’équilibre entre faune et flore. Les traitements sont réduits au minimum, avec de faibles doses de cuivre et de soufre ainsi que des purins et infusions.
Des vins libres, frais et sans artifice
En cave, Étienne garde la même ligne : des vinifications sans intrants, avec seulement un peu de soufre lorsque le vin en a besoin, et des élevages qui changent selon les cuvées entre cuve, amphore, barrique et demi-muid. Pas de recette fixe donc, mais une recherche assez claire de fraîcheur, de fruit et de buvabilité, loin des expressions parfois plus massives du Rhône Nord. Ses cuvées passent du Merlot léger de Première Lecture aux Syrahs plus profondes comme Les Feux du Ciel, en passant par des assemblages plus libres comme Murmure de l’Eau. Des vins vivants et spontanés, avec beaucoup d’énergie, mais surtout une vraie personnalité derrière chaque bouteille.

